Propositions

 

projet :

construire un lieu de réflexion critique. Oser une pensée solidement campée sur les fondements théoriques du matérialisme.

L'écriture est vaine face aux souffrance des hommes, mais rien d'efficace ne peut être accompli qui ne soit réfléchi, pensé, théorisé. S'impose donc un retour méthodique sur la théorie critique, celle mise en pratique par l'école de Francfort et bien d'autres, héritiers des Lumières radicales, plus soucieux d'émancipation que de légitimation. S'impose un travail d'investigation du réel, contre tous les obscurantismes, contre toutes les dominations, fussent-elles fardées d'humanisme. S'impose donc le défrichage de terrains nouveaux, l'exploration des concepts propres à élucider ce qui advient à l'horizon de nos espérances.

mardi 7 avril 2009

un Réseau d'action pour un Etat laïque en Belgique

En Belgique le principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est pas formellement inscrite dans la Constitution, qui garantit la liberté religieuse et interdit explicitement d'y faire obstacle. L'Etat belge se veut neutre et pluraliste, c'est à dire qu'il garantit la protection des minorités philosophique dans ses institutions politiques et culturelles et y favorise une représentation par quota des courants politiques. Dans le contexte des actuelles offensives cléricales, il a apparu urgent d'agir pour une véritable laïcité constitutionnelle en Belgique.

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mardi 2 décembre 2008

enjeux matérialistes : 1. religions et sciences - le cas du créationnisme

Le matérialisme ne se déploie pas sur le terrain éthéré de la seule réflexion philosophique. Il fait l'objet d'une résistance acharnée des milieux spiritualistes et religieux, qui adoptent parfois des stratégies de lobbying et d'intervention sociale sophistiquées. Enjeu : la reconquête, contre la modernité, de l'hégémonie culturelle. Médias, publicité et institutions diverses sont mobilisés. La réponse dispersée des mouvements laïques, en Belgique, témoigne de l'ambivalente d'une laïcité ramenée à un courant philosophique reconnu parallèlement aux cultes subventionnés par l'Etat, oscillant entre discours anticlérical et tolérance pluraliste, et impuissante à assurer sans équivoque la séparation de l'Etat et des Eglises. Dans ce cadre, les rapports entre la religion et la science sont aujourd'hui problématisés par les tentatives des créationnistes de se construire une légitimité académique.

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samedi 11 octobre 2008

argumenter l'athéisme, sur « Pour en finir avec Dieu » de R. Dawkins

Livre polémique, « Pour en finir avec Dieu » est une prise de position radicale en faveur d'un athéisme décomplexé qui, tout en respectant les personnes, n'hésite pas à ridiculiser les croyances religieuses, obscurantistes et intolérantes par nature. Britannique, Dawkins a étudié et enseigne à Oxford. Sa jeunesse, (il est né au Kenya) est nourrie de culture anglicane, mais aussi d'interrogation et de doute qui, à mesure de sa formation scientifique, sont devenues une certitude : La foi religieuse n'a aucun fondement. Dawkins a le mérite de la clarté et de la franchise et ne s'embarrasse pas d'un neutralisme politiquement correct qui n'empiéterait pas sur les platebandes cléricales en séparant science et foi. Sa pensée philosophique s'appuye sur un rationalisme pragmatique nourri de matérialisme naturaliste.

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mardi 5 février 2008

Vaincre la désillusion

Une interprétation courante de la désillusion l'interprète comme une déception, amenant la tristesse de celui qui voit s'écrouler ses espoirs. C'est à un dépassement de cette tristesse que l'athéisme invite en affirmant que la désillusion est, au contraire, source de joie dans la mesure où elle mène à une lucidité plus grande.

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lundi 28 janvier 2008

Athéisme et espérance (2)

Parce qu’il ôte toute illusion sur le salut de l’humanité ou sur l’au-delà, l’athéisme semble porter la désespérance. Cependant la lucidité ne nous ôte pas les raisons d'agir. Même si l'athée récuse la transcendance, le finalisme et l'idée d'une intentionnalité créatrice de la nature, il n'en garde pas moins espoir dans une amélioration de la condition humaine. Quelles sont ses raisons d'espérer envers et contre toute illusion ?

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mercredi 9 janvier 2008

athéisme et espérance (1) - sur l'encyclique "Spe salvi"

L'encyclique « Spe Salvi », réflexion théologique et philosophique sur l'espérance, se présente comme une critique radicale du progrès, de l'humanisme athée et du communisme, et plus généralement de toutes les tentatives de rédemption matérielle, sociale ou politique de l'humanité. Sans Dieu, on ne peut espérer une libération humaine affirme-t-il et les promesses du progrès et de la science sont illusoires. Au-delà des dénonciations faciles d'un texte profondément réactionnaire, il importe d'apporter une réponse argumentée et d'esquisser une réflexion athée sur l'espérance, montrant que l'humanité peut légitimement espérer d'elle-même.

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mercredi 21 novembre 2007

Spinoza - connaissance et sensation

La question qui se pose est le rôle attribué par Spinoza à la perception du sensible dans l'élaboration de la connaissance rationnelle, celle du second genre, du monde. Nous cherchons ici à préciser les rapports entre la sensation et la connaissance.

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mardi 20 novembre 2007

Spinoza - une carte conceptuelle

Dieu qui est infini en attributs et modes est chose étendue et pensante et produit à la fois les choses étendues particulières (les corps) et des idées, selon un ordre et connexion rigoureusement similaire. Je propose une carte conceptuelle reprenant l'exposition du parallélisme de l'ordre et de la connexion entre les choses étendues et la pensée

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jeudi 8 novembre 2007

Spinoza - la question du corps (2)

Spinoza conçoit la physiologie comme une mécanique des corps dont les mouvements et les interactions définissent des structures cohérentes et intelligibles. A cette mécanique du vivant répond la structure de l'âme qu'il s'agit de comprendre. En quoi les mouvements du corps déterminent les mouvements de l'âme : premières approches d'une gnoséologie subtile

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mercredi 7 novembre 2007

Spinoza - la question du corps

Pour Spinoza, on ne peut penser l'âme sans aborder de front la réalité corporelle de l'être humain. Mais peut-on réduire l'activité de l'esprit à une physiologie cérébrale ? Spinoza évite tout réductionnisme matérialiste sans tomber dans le piège dualiste. Un aperçu sur la physique et la physiologie spinozienne

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